Nous vivons tous sur la même planète, mais ce monde est éparpillé. Pour le voyageur qui traverse nations et régions du monde, les différences de culture, de langue, d’histoire, de religion et de bien-être peuvent s’avérer déroutantes. Et pourtant, quelle que soit notre nation ou notre race, nous partageons, à la base, des besoins, des désirs, des joies et des peines semblables. Partout où l’humain est présent, sa voix se fait entendre
L’idée de
Je tenais à capter moi-même les voix qui me serviraient de sources sonores, pour que ma démarche soit influencée par les expériences et les liens que je tisserais avec les peuples et les cultures à l’origine de ces sons. Je me suis donc embarqué pour un voyage autour du monde afin d’enregistrer les sons de la voix humaine. Évidemment, pour des raisons autant pratiques qu’économiques, il m’était impossible de visiter tous les lieux susceptibles de m’interpeller. Du coup, l’œuvre est loin de couvrir toute l’immense diversité de l’expression vocale dans le monde, mais je crois qu’elle arrive à bien représenter cette idée.
Dès le début du projet, je comptais laisser le voyage et ses hasards me servir de
J’ai réalisé les enregistrements in situ (field recordings) entre février et mai 1994. Ils totalisent près de 20 heures de matériel. De mai à octobre 1994, j’ai procédé à des enregistrements complémentaires en Suède, ainsi qu’à un montage de base et au traitement des matériaux retenus. À certains endroits dans la pièce, on n’entend pas que des enregistrements in situ (field recordings). Dans certains cas, j’ai eu recours à des archives sonores et à des captations de la télévision ou de la radio. La composition proprement dite, le traitement sonore et le mélange se sont échelonnés, par bribes, sur une période allant de septembre 1994 à juillet 1995, l’essentiel du travail ayant été réalisé entre février et juin 1995.
Dans cette œuvre, mon rôle n’est pas celui d’un compositeur au sens traditionnel, c’est-à-dire qui invente des mélodies, des harmonies et des rythmes. En fait, je crée des relations entre des sons enregistrés afin de projeter dans l’esprit de l’auditeur un sentiment de signification et de logique musicale.
Ainsi, l’auditeur est contraint de
L’œuvre se déroule de manière continue. De son flot se forment des
La deuxième partie met en scène les souvenirs d’enfance, sous forme de berceuses et de comptines d’origines diverses, auxquelles se greffent des réponses à deux questions
Une section plus courte développe le thème du temps et de la mémoire à travers la poésie et les voix de poètes décédés, dont
Cette partie cède sa place à un long mouvement explorant le théâtre musical. L’opéra occidental classique rencontre des improvisations caricaturales modernes de lui-même, du théâtre d’ombres balinais et du chant opératique classique tibétain.
La dernière partie surgit d’une lente transition de la musique théâtrale à la musique cérémoniale. Chants de pluie et chants autochtones, chants de guerre fidjiens et prêche violent du révérend
On peut comprendre cette finale apocalyptique — où on dirait que Dieu, lassé de tout ce bruit et ces cris, rugit pour imposer le silence — dans son sens biblique premier
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Création
- 27 octobre 1997, Concert, Dag Hammarskjöld Auditorium — Headquarters of the United Nations, New York (New York, ÉU)
Détails
Événements les plus récents
- 29 avril 2017Cagliari (Sardaigne, Italie)
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13 novembre 1997Montréal (Québec)
- 27 octobre 1997New York (New York, ÉU)
- 6 avril 1997Birmingham (Angleterre, Royaume-Uni)
Diffusions
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- Elsa Justel, Yegl (2006-07), 12:36
- Barry Truax / Norbert Ruebsaat, The Blind Man (1979), 15:40
- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11
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- Elsa Justel, Yegl (2006-07), 12:36
- Barry Truax / Norbert Ruebsaat, The Blind Man (1979), 15:40
- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11
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- Elsa Justel, L (2003), 13:52
- Barry Truax / Norbert Ruebsaat, The Blind Man (1979), 15:40
- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11
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- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11
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- Francis Dhomont / Comte de Lautréamont, Je te salue, vieil océan! (1998, 2000-04), 14:54
- Bernard Parmegiani, De natura sonorum: Étude élastique (1974, 75), 6:42
- Adam Stanović, Metallurgic (2015), 8:16
- David Berezan, Badlands (2008), 10:35
- Manuella Blackburn, Ice breaker (2015), 7:10
- Bérangère Maximin, Infinitesimal: Distance (2013), 7:40
- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11
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- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11
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- Åke Parmerud, Grains of Voices (1994-95), 31:11


![Åke Parmerud [Photo: Kari Jantzén, Göteborg (Suède), 29 octobre 2024]](https://res.electrocd.com/image.php/image/p/parmerud_ak_14181.jpg?width=n2&cropratio=5:3)
